• Répertoire (Zofia Rydet)

     

     

    Ces jours-ci, je vous propose de visiter une exposition dans un musée que j'aime beaucoup, le Château de Tours.

    Annexe du "Jeu de Paume", il propose deux expositions photos par an. Des inconnus du grand public à découvrir avec plaisir et parfois aussi des Illustres .
    (depuis le 28 juin, c'est Willy Ronis qui s'y colle - Va falloir que j'y retourne !)

    Zofia Rydet m'était inconnue lors de ma visite fin avril, mais je dois dire que son catalogue, son répertoire des villages et des visages de Polonais  photographiés entre 78 et 90 m'a rappelé des photos de Raymond Depardon (au Grand Palais en 2014 surtout pour la partie Glasgow) ou de Henri Salesse (c'était d'ailleurs une expo à Tours en 2012)

     

    Entrons donc dans la fraicheur du Château et allons visiter Répertoire de Zofia Rydet

     

     

     

     

     

     

     

    Répertoire (Zofia Rydet)

    Répertoire (Zofia Rydet)

     En 1978, alors âgée de 67 ans, la photographe polonaise Zofia Rydet (1911-1997) entreprend le projet monumental Répertoire sociologique. Ce corpus regroupe quelque 20 000 photographies réalisées dans
    plus d’une centaine d’agglomérations polonaises, villes et villages principalement situés dans les régions de
    Podhale, de Haute-Silésie et de la ville de Suwałki.

    (Extrait du site du Jeu de Paume)

     

    Répertoire (Zofia Rydet)

    Si le soleil est capable de briller, notre coeur est capable d'aimer.
    (Proverbe Polonais)

     

    Répertoire (Zofia Rydet)

     Intitulée « Zofia Rydet. Répertoire, 1978-1990 », cette exposition rétrospective rassemble près
    de 300 tirages modernes issus de trois séries : Répertoire sociologique, Femmes sur le pas de la
    porte et Professions.

    (Extrait du site du Jeu de Paume)

    Répertoire (Zofia Rydet)

    Si le cycle Répertoire sociologique a été présenté à plusieures reprises (en Pologne, mais aussi à
    l’étranger, notamment à l’International Center of Photography de New York), le contenu de ces
    expositions a été, en fait, le plus souvent limité à quelques dizaines de tirages gravitant autour
    d’images « iconiques » de villageois posant à l’intérieur de leurs habitations. La série réalisée par Rydet
    est apparue à un moment très précis de la réflexion théorique engagée par la photographie polonaise
    – à une époque où était débattue la « possibilité d’une photographie sociologique ». Vers la fin des
    années 1970, la maison d’édition People’s Publishing Cooperative envisage même de publier Répertoire sociologique sous forme de livre, mais l’idée est abandonnée, vraisemblablement en raison de l’image
    négative de la Pologne qu’en donne la série.
    (Extrait du site du Jeu de Paume)

     

    Répertoire (Zofia Rydet)

    Si tu vas dans la voiture de quelqu'un, tu chantes sa chanson.
    (Proverbe Polonais)

     

    Répertoire (Zofia Rydet)

    Cela explique pourquoi, dans ce contexte, les archives sociologiques ont été souvent interprétées
    comme articulant une critique politique, des photographies extraites de la série ayant même été
    présentées par l’Église dans les années 1980 à l’occasion d’expositions organisées contre le régime communiste.

    (Extrait du site du Jeu de Paume)

     

     

    Répertoire (Zofia Rydet)

    Mon postulat de base était le suivant : ce qui est le plus important, ce sont les objets et les intérieurs
    des habitations. Les gens ne sont qu’un aspect de ce qui définit un intérieur : ils doivent être statiques,
    comme s’ils étaient eux-mêmes des objets, et par conséquent poser face à l’objectif en regardant
    en direction de l’appareil photo. Les prises de vue doivent être faites systématiquement avec le
    même boîtier, le même éclairage et grosso-modo le même point de vue. Ce projet, c’était après tout d’enregistrer de manière simple, objective et authentique la réalité existante, avec détachement.

    (Extrait de Zofia Ryde, On Her Work)

     

     

    Répertoire (Zofia Rydet)

    Mais je constatai en même temps, alors même que je réalisais ce travail, qu’il prenait une couleur
    entièrement différente, que ces photos documentaires, ordinaires, étaient en train de se transformer,
    sous mes yeux, qu’elles disaient une grande vérité sur la condition humaine, et qu’il ne m’était plus
    possible de conserver mon détachement ; bien au contraire, cela m’attirait plus que tout ce que
    j’avais jamais fait auparavant ; ça devenait mon nouvel amour, ma passion, ça m’ouvrait de
    nouvelles perspectives et me donnait de nouvelles forces. 

    (Extrait de Zofia Ryde, On Her Work)

     

    Répertoire (Zofia Rydet)

    Un ours grogne quand une branche lui tombe sur la tête mais il se tait sous le poids d'un arbre.
    (Proverbe Polonais)

     

    Merci d'avoir suivi le guide :-)

    En lire plus sur Zofia Rydet ICI

     _____________ Cliquez sur les images pour les voir en grand  ____________________


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